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1900/1920. Les apaches : Ce vocable désigne : l’escroc, l’escarpe, le rôdeur, le cambrioleur, l’homme qui vit en marge de la société, prêt à toutes les sales besognes. La paternité du mot «Apache», essentiellement parisien, reviendrait à Arthur Dupin ou peut-être à Victor Morris, tous deux journalistes en 1902. A Marseille, on parle des « Nervis » et à Lyon, des « Kangourous ». L'expression a tendance à englober la totalité des voyous de la capitale. Pourtant la pègre et les truands, c'est un autre monde, qui s'affiche en costumes, dans les lieux branchés de la capitale. Les « Apaches » sont jeunes et vivent essentiellement de la prostitution, mais également selon leur âge de vols de plus ou moins grande envergure, du bonneteau (jeu de rue, très vieux tour de magie, « trouvez la fève »), et du meurtre si besoin est…Les plus jeunes avaient 10 ou 11 ans.
Pour se distraire, les Apaches fréquentent les fêtes foraines et les bals musette. Ces bals musette attirent un grand nombre d’Apaches et de ce fait, ont mauvaise réputation. Les auvergnats du quartier se sont toujours défendus d’entretenir avec eux le moindre rapport, mais aux yeux des Parisiens, une certaine contamination existait et faisait dire que le XIe arrondissement était peuplé d’auvergnats et mal famé.
Après 1920, les « Apaches » disparus, les bals musette deviennent moins dangereux. CASQUE D’OR De son vrai nom Amélie HELIE, née le 17 juin 1879 à Orléans, figure du monde des Apaches, elle doit son surnom de "Casque d'Or" à une infirmière. A 13 ans, elle se met en ménage avec un jeune ouvrier de 15 ans, surnommé "le Matelot". L'Hôtel des Trois Empereurs abrite leurs amours. Plus tard, elle abandonne définitivement son jeune amant parce qu'elle trouve que leur amour sombre dans la routine ! Elle rencontre Hélène de la Courtille, qui lui offre l'hospitalité chez elle, rue Dénoyez, et sa protection sur un coin de trottoir. On voit les deux femmes partout dans Paris. La belle Hélène emmène Amélie à "la Pomme au Lard", un des points de chute de la pègre ; elle y fait la connaissance de "Bouchon", un souteneur qui vient juste de sortir de prison. Séduite, elle accepte sa "protection" et continue à se prostituer. Amélie tourne sur le trottoir. Après nombre de déboires, elle travaille un temps avec un dompteur, a de nombreux amants, finit par se marier et élever quatre enfants et des neveux de son mari. Elle meurt le 18 avril 1933 et ressuscite en 1951 dans le chef-d'oeuvre de Jacques Becker, sous les traits de Simone Signoret. |
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